“Une place pour chaque femme, une chance pour la société”

“Chaque femme en Polynésie française doit avoir l’opportunité de se réaliser, tant dans sa vie professionnelle que familiale et sociale, c’est là une liberté fondamentale

Heimata Tang-Leon-On, Déléguée à la Famille et à la Condition Féminine

Politique pour l’égalité

Déclaré par l’ONU « Journée de la femme » en 1977, le 08 mars suscite aujourd’hui, dans de nombreux pays, l’organisation à l’initiative des femmes militant au sein d’associations, de manifestations et rassemblements marquants.

Commémorant les combats menés en faveur de l’autonomisation des femmes et de l’égalité des sexes, cette journée est aussi traditionnellement mise à profit pour  reconnaître leur contribution au développement, à la paix et à la sécurité, enfin dresser le bilan des avancées et des actions restant à mettre en œuvre pour combler les écarts qui subsistent.

En 2015, en conformité avec le thème défini par l’ONU, la « Journée internationale de la femme » mettra l’accent sur la Déclaration et le Programme d’action de Beijing, une feuille de route historique signée par 189 gouvernements il y a 20 ans, qui établit le programme d’action pour la réalisation des droits des femmes et l’émergence d’un modèle sociétal égalitaire.

En Polynésie française, cette célébration mobilise chaque année un tissu associatif solide autour d’événements destinés à engager un large public à porter une plus grande attention aux droits des femmes et à l’égalité entre les sexes, afin que tous, hommes comme femmes, soient impliqués et œuvrent de concert à l’amélioration de la condition féminine.

Composées de professionnels ou de bénévoles, ces associations dont les mérites sont largement reconnus, peuvent aujourd’hui compter sur le soutien des communes, de la Polynésie française et de l’Etat dans l’accomplissement de leurs missions.

Ensembles, partenaires sociaux et institutionnels, conjugueront leurs efforts pour  répondre à l’appel vibrant lancé par ONU Femmes dans le cadre de sa campagne Bejing+20 : « Autonomisation des femmes – Autonomisation de l’humanité : Imaginez ! », afin que l’égalité des sexes devienne une réalité.

 

Ce programme d’action a été la source de nombreuses initiatives gouvernementales à travers le monde afin de prendre des mesures visant à mettre fin à l’inégalité et à la discrimination envers les femmes. Cependant, au bout de 20 ans d’existence et de combats acharnés, il reste encore du chemin à parcourir ; les changements quoique réels restent lents dans leurs mises en œuvre.

2015 marque le 20ème anniversaire de l’adoption du programme d’action de Beijing. Beijing+20 a lieu à un moment crucial pour la communauté internationale, avec l’examen actuel de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement et l’élaboration d’un programme de développement pour l’après-2015 dans le cadre duquel les droits et l’égalité sont des questions essentielles. C’est pourquoi les Nations unis ont fait de la célébration du 20ème anniversaire du Programme de Beijing le thème de la journée internationale de la femme de l’année 2015.

La réalisation de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes dans les années à venir est le grand défi à relever, il nous faut aujourd’hui imaginer le monde de demain et la place de la femme au travers de ces 12 domaines critiques.

Programme d’action de Beijing

  • Les femmes et la pauvreté

« Les transformations de l’économie mondiale modifient radicalement les données du développement social dans tous les pays. Un phénomène notable à cet égard est la paupérisation des femmes, que l’on observe à des degrés divers selon les régions, et qui est dû en grande partie au partage inégal du pouvoir économique entre les deux sexes. »
(source : Programme d’action de Beijing, paragraphe 47)

  • Éducation et formation des femmes

« L’éducation est un droit de l’homme et un moyen essentiel d’atteindre les objectifs d’égalité, de développement et de paix. Filles et garçons ont tout à gagner d’un enseignement non discriminatoire (..). Il s’est avéré extrêmement rentable, sur le plan tant social qu’économique, d’investir dans l’éducation et la formation — de type classique ou non — des filles et des femmes : c’est donc là l’un des meilleurs moyens de parvenir à un développement durable et à une croissance économique à la fois soutenue et viable. »
(source : Programme d’action de Beijing, paragraphe 69)

  • Les femmes et la santé

« Les femmes ont le droit de jouir du meilleur état possible de santé physique et mentale. La jouissance de ce droit est d’une importance cruciale pour leur vie et leur bien-être, et pour leur aptitude à participer à toutes les activités publiques et privées. »
(source : Programme d’action de Beijing, paragraphe 89)

  • Violence à l’égard des femmes (et des filles)

« La violence à l’égard des femmes fait obstacle à la réalisation des objectifs d’égalité, de développement et de paix. Elle constitue une violation des droits fondamentaux et des libertés fondamentales des femmes et empêche partiellement ou totalement celles-ci de jouir de ces droits et libertés. »
(Source : Programme d’action de Beijing, paragraphe 112

  • Les femmes et les conflits armés

« Un environnement qui assure le maintien de la paix mondiale et la promotion et la défense des droits de l’homme, de la démocratie et du règlement pacifique des différends (…)est un élément important pour favoriser l’amélioration de la condition de la femme. La paix est indissociable de l’égalité entre les sexes et du développement.»
(source : Programme d’action de Beijing, paragraphe 131)

  • Les femmes et l’économie

« Bien que de nombreuses femmes aient réussi à progresser dans les institutions économiques, le parcours de la majorité d’entre elles (…)est entravé par la persistance des barrières qui les empêchent d’acquérir leur autonomie économique et de gagner durablement de quoi vivre et faire vivre ceux dont elles ont la charge. »
(source : Programme d’action de Beijing, paragraphe 156)

  • Leadership et participation politique des femmes

« Une participation égale des femmes et des hommes à la prise de décisions établira un équilibre qui correspondra mieux à la composition de la société, ce qui est nécessaire au renforcement de la démocratie et à son bon fonctionnement (…). Sans une participation active des femmes et la prise en compte de leurs points de vue à tous les niveaux de la prise de décisions, les objectifs d’égalité, de développement et de paix sont impossibles à réaliser. »
(source : Programme d’action de Beijing, paragraphe 181)

  • Mécanismes institutionnels de promotion des femmes

« Une participation égale des femmes et des hommes à la prise de décisions établira un équilibre qui correspondra mieux à la composition de la société, ce qui est nécessaire au renforcement de la démocratie et à son bon fonctionnement (…). Sans une participation active des femmes et la prise en compte de leurs points de vue à tous les niveaux de la prise de décisions, les objectifs d’égalité, de développement et de paix sont impossibles à réaliser. »
(source : Programme d’action de Beijing, paragraphe 181)

  • Droits fondamentaux des femmes

« Il est essentiel pour la promotion de la femme que les femmes et les filles jouissent pleinement et sur un pied d’égalité de l’ensemble des droits fondamentaux et des libertés premières, et il s’agit là d’une priorité pour les gouvernements et l’Organisation des Nations Unies. »
(source : Programme d’action de Beijing, paragraphe 213)

  • Les femmes et les médias

« Partout dans le monde, les médias pourraient participer beaucoup plus activement à la promotion de la femme. »
(source : Programme d’action de Beijing, paragraphe 234)

  • Les femmes et l’environnement

« Les femmes ont un rôle fondamental à jouer dans l’adoption de modes de consommation, de production et de gestion des ressources naturelles durables et écologiquement rationnels. »
(source : Programme d’action de Beijing, paragraphe 246)

  • La fille

« Tous les obstacles doivent donc être levés pour permettre aux filles, sans exception, de s’épanouir pleinement et de développer au mieux leurs capacités grâce à l’égalité d’accès à l’éducation et à la formation, à la nutrition, aux soins de santé physique et mentale et à l’information qui s’y rapporte. »

(source : Programme d’action de Beijing, paragraphe 272)

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